Réaction à l'émission TTC du 2 septembre 2013, " Le bio, un luxe bobo " de la télévision de la RTS !

Archive - Communiqué de presse Traiteur-Bio.ch du 3 septembre 2013

En tant que professionnel de la branche et aussi en tant que coprésident de la coopérative des conseillers en environnement, je ne peux que constater avec tristesse que ce reportage fait du tort à la branche du Bio en Suisse.

Caricature des consommateurs de bio

Cette émission est choquante quand à la caricature des consommateurs de bio. La famille TTC, en version Bio arbore un look de cliché Woodstock, alors que ce n’est plus le cas (cf. notre communiqué de presse – Le bio sort de sa niche)

6,3% (sources bio-suisse) pour le commerce du bio ce n’est pas marginal, c’est un marché en croissance que la grande distribution souhaite s’approprier.

En lieu et place d’un reportage, les téléspectateurs ont pu regarder une succession de prix apposés sur des images bio et non bio. Concernant les fruits et légumes, il n’a pas été fait mention des notions de saisons dans les choix des produits, alors que c’est un impératif de la logique de consommation durable.

Aucune analyse, juste de l’« image »

Ce reportage ne comporte aucune analyse et se joue de l’ « image » pour tenter de faire passer un message négatif, un tel manque d’investigation laisse planer un doute sur son objectivité.

De plus, il est regrettable que pour commenter ces images suggestives, aucun spécialiste du bio n’a été interviewé. Est-ce qu’il est vraiment du rôle d’un Directeur commercial (M. Conrad Aeby) d’éclairer le consommateur sur le bien fondé de la consommation bio ?

En effet, le « panier de la ménagère TTC », n’a investigué que dans une Migros (Genève) qui n’affiche pas une politique de prix d’importation des plus remarqués. En effet les marges pratiquées par les géants de la distribution en matière d’importation de bio sont loin d’être les meilleures.

Maintien artificiel des prix élevés du bio 

Le marché du bio est passé de la petite échoppe à la grande distribution. Il aurai été préférable que ce reportage s’intéresse au maintien artificiel des prix élevés du bio par ces mêmes géants dans notre pays, comme nous l’avons déjà fait remarqué à vos confrères du 24heures en réaction à l’article « Industrie et bio, un mariage impossible » du 22 avril 2013.

Franck Vidal, Agitateur d'entreprises©

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